12.05.2009
Les pays en développement volent la vedette lors des négociations ...
Alors que le sens de l'urgence ne fait qu'augmenter lors des négociations climatiques en cours à PoznaD, les pays en développement donnent le ton pour des mesures audacieuses de réduction des émissions, volant ainsi la vedette aux dirigeants européens, qui s'efforcent de finaliser à Bruxelles le paquet climatique ambitieux de l'UE.
La conférence sur la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (), qui a lieu à PoznaD du 1er au 12 décembre, représente une étape à mi-parcours dans les négociations internationales – lancées à Bali en décembre 2007 et qui doivent se conclure à Copenhague en décembre 2009 – dans le processus visant à conclure un accord qui succédera au protocole de Kyoto expirant en 2012.
Les ministres devraient rédiger un texte lors de la rencontre, qui devrait être accompagné d'un programme détaillé, fournissant le fondement pour des négociations détaillées qui visent à préparer un accord international au cours de la conférence de Copenhague l'hiver prochain.
Malgré les preuves scientifiques de plus en plus nombreuses soulignant le besoin d'agir immédiatement, plus d'une centaine de ministres de l'Environnement rassemblés à PoznaD en Pologne ont éprouvé des difficultés à trouver un terrain d'entente pour définir un projet de nouveau traité climatique qui remplacera le protocole de Kyoto.
Certains ont utilisé la crise économique et financière pour ralentir les négociations, alors que d'autres ont préféré ne pas agir jusqu'à ce que les Etats-Unis, qui n'ont jamais ratifié le protocole de Kyoto, fassent des engagements clairs pour réduire leur empreinte écologique qui ne cesse d'augmenter.
Au cours des deux dernières semaines, les économies mondiales émergentes ont fait preuve d'un leadership impressionnant en présentant de vastes plans.
Dans un élan pour susciter une mesure collective internationale, le Mexique a annoncé hier 11 décembre un plan visant à réduire de moitié d'ici à 2050 les niveaux de 2002 d'émissions de gaz à effet de serre, un objectif désormais possible par le biais d'engagements volontaires et contraignants pour améliorer l'efficacité énergétique de l'industrie lourde, en particulier celle des secteurs du ciment et du pétrole.
S'exprimant à PoznaD, le secrétaire d'Etat mexicain à l'Environnement Juan Rafael Elvira a indiqué que l'objectif de son pays d'utiliser de l'énergie solaire, des technologies éoliennes et d'autres technologies propres pourrait être atteint uniquement si les nations riche fournissent de l'aide financière et technologique.
La semaine dernière, le Brésil a promis de réduire son taux annuel de déforestation de 70 % d'ici à 2017, ce qui pourrait réduire les émissions de gaz à effet de serre du pays de 30 à 45 % au cours des dix prochaines années.
La Corée du Sud a affirmé qu'elle annoncerait un plafond d'émissions l'année prochaine.
L'Angola, le Pakistan et le Nigeria développeraient actuellement leurs propres mesures de réduction qui pourrait être mises en œuvre avec un soutien mesurable et vérifiable.
Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, qui organise les négociations, a rappelé qu'un des éléments qui a entravé ce processus par le passé est l'impression que les pays en développement ne font rien pour remédier au changement climatique.
Source:
http://www.euractiv.com/fr/changement-climatique/pays-developpement-volent-vedette-negociations-climatique-onu/article-178024
10:50 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : les, pays, veloppement, volent, vedette, lors, des, gociations




Ecrire un commentaire